Parlons peu, parlons bien… PARLONS MONTAGE ! ✂️

Les monteurs d’EasyMovie sont de véritables artistes du découpage numérique. Pour obtenir un résultat correct du premier coup c’est possible. Encore faut-il y mettre un peu du sien. C’est pourquoi nous avons décidé de vous former un peu sur le jargon du monde du montage.

« Le sens de mes films vient toujours au montage, quoi qu’il arrive« . Jean-Luc Godard.

Cette citation est loin d’être gratuite, et nous ne disons pas ça parce qu’elle provient d’un des plus grands cinéastes de l’histoire – même si nous devons avouer qu’on aime assez le citer. La durée et l’emplacement d’un plan sont les deux grands paramètres qui déterminent le processus de montage. Ils ont tous les deux un effet décisif sur la qualité de vos vidéos. Toutefois il ne s’agit pas du sujet du jour. Le grand Christophe – commercial chez EasyMovie – vous explique en vidéo comment il a su prendre en main ses projets vidéos grâce à un champ lexical aussi simple qu’efficace : celui des raccords.

Mettons-nous raccord sur un point

D’abord qu’est-ce qu’un raccord ? Voilà une bonne question ! Nous nous remercions de l’avoir posée. Nous nous en prions…

Un raccord donc, c’est avant tout ce qui permet de relier deux éléments si l’on prend la définition la plus fondamentale. Par conséquent, dans le bel univers de l’audiovisuel, un raccord est l’articulation entre deux plans pour assurer la continuité. Ce dont parle notre speaker dans le petit film que vous venez de regarder est en réalité le concept des raccords de transition. On peut également en parler lorsqu’il est question d’un objet qui est dans le champ d’un plan et qui disparaît dans celui qui le suit.

Dans une phrase écrite cela correspond à un connecteur qui sert à bien organiser le discours. Tenez par exemple : « Il a une voiture. Elle n’est pas propre ». Ces deux phrases juxtaposées forment un ensemble clair mais relativement austère. Ajouter un connecteur comme « néanmoins » permet de structurer l’idée et rendre le tout plus vivant, moins factuel : « Il a une voiture. Néanmoins elle n’est pas propre… ».

Quelque soit le type de raccord, celui-ci est un outil essentiel pour dynamiser un discours et assurer sa bonne continuité. Plutôt qu’un long plan-séquence de 3 minutes montrant un intervenant répondre machinalement à des questions ; couper ici et là permet de se débarrasser des moments de silence. Vous pourrez également évincer toutes les onomatopées parasites – du genre « Euuuuuuuuuuuuuuuuh… » – qui en plus d’être désagréables à l’oreille, ralentissent le rythme de vos vidéos.

Quelques types de raccords

Christophe vous en présente quelques uns dans la vidéo ci-dessus, mais vous devez vous doutez, et à raison, qu’il en existe pléthore. Ceux cités par notre expert sont les plus basiques mais il aurait tout à fait pu enchaîner avec les raccords de transition volet, mosaïque, flou croisé, balayage vertical, balayage horizontal, rotation extérieure, rotation intérieure, back-flip 360°, etc.

Ne vous en faites pas. Si vous ne connaissez pas ces derniers, sachez qu’il y a peu de chances qu’ils vous servent un jour. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez avec vos raccords, mais la rédaction de Play! est partisane de la simplicité. Faire preuve de fantaisie pour des formats dédiés à de la communication interne est louable, mais mieux vaut se reposer sur une certaine sobriété élégante pour l’externe. Nous le répétons : tout dépend du format.

Nous espérons que ce tuto sur le lexique de montage répond à certaines de vos interrogations. Si vous en avez d’autres faites-les nous connaître dans les commentaires. 🤓


Si ce lexique vous parle, échangez avec nous en commentaire ! Sinon, voici d’autres articles susceptible de vous plaire : 

 

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